Neige

Neige, tu « m’énarves »

Pour éviter de passer le prochain mois à blasphémer contre l’hiver et ces « flots cons », je me vide le coeur drette-là. Je dois avant tout vous exprimer que l’hiver et moi avons une relation amour haine et ce « pattern » revient à l’instant de la première levée de « m… blanche ».

Pourquoi neige je te déteste autant alors que tu étais mon ami d’enfance et que l’on jouait ensemble à la récréation et même le weekend. J’aimais quand tu étais un brin humide pour te rouler en boule et te décorer de c*c* de chien, car toi et moi, nous faisions de si beaux bonshommes.

Tu sais, je t’aimais, je t’aimais même les jours où tu t’étendais de tout ton long sur la patinoire extérieure et que je devais te gratter le dos avec entrain pour que tu « débarrasses » l’aire de jeu. Aujourd’hui il y a un gros « froid » entre nous et je crois que les choses n’iront pas en s’améliorant, j’en suis désolé.

Dans les prochains jours, tu recouvreras ma voiture et le « brillant gratteux » de rue va laisser un beau remblai de mottons bien serrés tout le tour de celle-ci. Je me rappelle d’un matin où vent et toi petite neige humide, m’aviez rincé le cheveu bien comme il faut juste avant que j’entre au boulot la tête toute mouillée comme si un veau m’avait léché.

Une chance que nos municipalités et le MTQ font un travail exemplaire pour rendre nos déplacements sécuritaires (Info Pub sarcastique). De plus ma coquine, il t’arrive de priver les foyers du Québec de son électricité et pourtant tu le sais, le réseau d’Hydro Québec est un peu sensible alors que très fiable pour facturer et demander des hausses de tarifs.

Neige je te le dis, tu ne vas pas bien, tu souffres de troubles de la personnalité. Un jour tu « pleutes » et le lendemain tu « floconnes ». Ici il fait parfois -8000, le vent souffle à écorner les bœufs et toi, tu neiges, reneiges, tu « gadoues » et tu « grésilles » alors stp, va consulter un médecin en « ogue », tel un météorologue.

Un jour peut-être on se réconciliera mais pour le moment je te déteste, je te déteste de l’extérieur, par contre, de l’intérieur tu me plais bien, tu me plais lorsque tu m’accompagnes avec un bon café « Coureur des Bois », mais désolé, c’est malgré tout insuffisant.

Neige, ne le prend pas mal mais tu es comme la visite, on est prêt à t’accueillir mais le meilleur moment, c’est quand même lorsque tu déc…, tu t’en vas.
Sans rancune

Marc Cloutier

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