Connaissez-vous les vins suisses?

Je suis allée quelques jours à Genèvre, sans la Fille, et j’y avais fait quelques découvertes vinicoles très intéressantes. La Suisse a beaucoup de cépages indigènes et n’exporte que 1 % de ses récoltes, ils sont de bons buveurs de leurs propres réserves, ce qui est d’ailleurs très bon signe.

Chez nous, les tablettes de la SAQ comptent environ 16 vins suisses. Nous avons été invités à les découvrir lors d’un cocktail dînatoire faisant place aux spécialités helvètes ainsi qu’une dégustation de seize vins vaudois provenant de quatre vignobles d’exception: Bernard Cavé, Domaine La Colombe, Les Frères Dutruy et Domaine Henri Cruchon. Les vignerons étaient sur place, ce qui ajoute toujours à nos dégustations, car qui est mieux placé pour nous expliquer leurs vins que ceux qui les font.

Quelques cépages que nous connaissions moins :

réf www.ovv.ch

– Doral : Ce cépage est un croisement entre le chasselas et le chardonnay

– Chasselas : Ce cépage a pour grande qualité de s’imprégner à merveille du caractère et de la typicité du terroir sur lequel il a poussé, rendant ainsi admirablement chacune de ses particularités. Il est typiquement vaudois.

– Gamaret : Le gamaret produit des vins à la robe rouge foncé, bien structurés, puissants, denses, aux arômes nettement épicés, avec des notes de baies rouges et noires bien mûres

– Plant robert : Appelé aussi plant Robez ou Robaz, c’est un vieux cépage rouge cultivé sur de petites parcelles disséminées dans l’appellation Lavaux. Attesté dans la région dès le XIXe siècle, mais sans doute bien plus ancien, il a été sauvé in extremis en 1966. Sa robe sombre, presque grenat, se distingue par des notes épicées, voire poivrées.

– Servagnin : Le servagnin a été le premier pinot noir implanté dans la région morgienne dès le XVe siècle. Orienté sur les baies des bois et les notes d’écorce, le nez se montre aromatique et nuancé

– Mondeuse : Ce cépage typiquement vaudois offre un vin à la rusticité sympathique, qui convainc par un nez très aromatique et charmant, avec des notes de terre mouillée, de violette, de baies bien mûres, de champignons avec un soupçon de cuir. Au palais, la mondeuse est corsée, avec une acidité savoureuse, bien dense avec des tanins fins, élégants et un fruité impressionnant.

– Garanoir : Le garanoir, peu acide, passe pour un vin d’assemblage idéal. Il donne à toute cuvée une couleur soutenue, du corps et du gras. Il se marie parfaitement avec d’autres cépages rouges comme le pinot noir, le gamay, voire le gamaret.

Cette première édition montréalaise se tenait au restaurant Le Léman, de spécialité suisse, qui offre le plus de sélection de vins de ce pays. Si vous désirez  aller à la découverte vinicole et gastronomique,  ce resto est pour vous.

Coup de cœur pour les vins du Domaine Henri Cruchon. Nous avons adoré les quatre vins.

Merci à M. Pierre Keller de l’office des vins Vaudois et M. Michaël Schlegel de SwissGrapes de la charmante invitation et pour les découvertes vinicoles de la soirée!

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