Manuscrit trouvé à Saragosse

Manuscrit trouvé à Saragosse de José Evangelista

J’ai eu le plaisir d’assister à la dernière de la série hommage à l’œuvre de José Evangelista de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ).  Je n’ai que de bons mots pour cet opéra ainsi que pour sa mise en scène.

La création en 2001 du Manuscrit trouvé à Saragosse et coproduite avec Chants Libres avait suscité un engouement du public et de la critique.  Il était alors incontournable de terminer la série hommage avec cette œuvre.  Pour le directeur artistique Walter Boudreau il était capital de faire entendre la musique en priorité dans une version concert où l’accent serait mis justement sur l’œuvre musicale en tout premier plan.  La mise en scène se devait d’être sobre car le récit était complexe, et parce que plusieurs des voix interprètent  avec partition en main.  Ce que Lorraine Pintal a réussi de main de maître.

L’oeuvre

D’après l’oeuvre de Jean Potocki (1810) l’opéra est conçu pour 9 chanteurs qui incarnent 32 personnages.  L’intrigue du Manuscrit est basée sur une mystification du personnage principal, Alphonse Van Worden. Il ne connaît pas la vraie identité des personnages qu’il rencontre le long de son parcours initiatique.  Le jeune Alphonse Van Worden arrive en Espagne avec le grade de capitaine des Gardes wallonnes. Il se voit entraîné dans une étrange aventure, qui prendra l’allure d’une épreuve initiatique.

Il va passer deux mois dans la chaîne des Alpujarras de la Sierra Morena. Pendant ces des mois, plusieurs personnes vont ainsi lui raconter l’histoire de leur vie. À l’intérieur de ces récits, ils y a d’autres narrations faites par d’autres personnes qui relatent à leur tour des histoires qu’elles ont entendues. Des histoires survenues des années auparavant, qui viendront s’intercaler, jusqu’à créer une quintuple mise en abîme.

Un roman à lire, une œuvre à voir.

Pierre Marc DesJardins

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