Les grands gagnants sont…

Gala des Lauriers 2019

C’est à l’Arsenal le 29 avril dernier qu’avait lieu la deuxième édition du Gala des Lauriers, animé par Christian Bégin. Ce fut un gala rempli de célébration, où la gastronomie québécoise était récompensée et surtout valorisée. Durant cette soirée, la crème de la crème de l’industrie a été applaudie pour le travail accompli de la dernière année. Que ce soit le meilleur sommelier ou boulanger, producteur de l’année, ou le prestigieux prix de chef de l’année, les 17 lauriers remis ont très bien représenté toutes les facettes de la restauration. 

Voici quelques-uns des Lauréats :

Restaurant de l’année : Mon Lapin

Ouvert il y a un peu plus d’un an dans la Petite-Italie de Montréal, Mon Lapin est l’un des nouveaux bébés de la famille Joe Beef. Bar à vin, il offre une cuisine à partager entre amis ou en famille créer par le chef exécutif et copropriétaire Marc-Olivier Frappier, accompagné de Jessica Noël, chef de cuisine. Avec une carte des vins impressionnante et une cuisine alléchante, ce restaurant est définitivement à découvrir si ce n’est pas déjà fait. 

 

Les nominés dans la même catégorie : Battuto (Québec), Candide (Montréal), Côté Est (Kamouraska) et le restaurant Elena (Montréal)

 

Chef de l’année : Stéphane Modat du Restaurant Champlain à Québec

Avant de s’installer au Québec il y a 19 ans, Stéphane Modat s’est entrainé dans les grands restaurants étoilésMichelin d’Europe. Passionné de cuisine et de chasse, il fait rayonner la gastronomie québécoise à travers ses plats à saveur sauvages. En plus d’être le chef de l’hôtel Fairmont – Château Frontenac, il vient de publier son livre Cuisine de Chasse. Stéphane Modat a indéniablement su se démarquer sur la scène québécoise de la gastronomie. 

 

Les nominés dans la même catégorie : Emma Cardarelli(Nora Grey & Elena), Pierre-Olivier Ferry (Jardin de Métis), Marc-André Jetté (Hoogan & Beaufort) et Vincent Dion-Lavallée (La Cabane d’a Coté)

 

Révélation de l’année : Benjamin Mauroy-Langlais du Petit-Mousso, Montréal

Benjamin Mauroy-Langlais est aux commandes de la cuisine du Petit-Mousso depuis l’ouverture en 2018. Petit frère du Mousso, ce restaurant se veut une version plus festive et abordable de ce dernier. Accumulant déjà les prix de distinctions, Benjamin Mauroy-Langlais est le premier québécois à participer à la finale mondiale des meilleurs chefs de moins de 30 ans. En 2018, dans le cadre de la compétition San Pellegrino Young chef, il a remporté le titre de « Meilleur jeune chef au Canada ». On peut donc s’attendre à revoir le nom de ce chef talentueux dans les années à venir. 

 

Les nominés dans la même catégorie : Jérémie Conan (Hoogan & Beaufort, Montréal), Gabriel Drapeau (McKiernan Luncheonette, Montréal), Jessica Noël (Mon Lapin, Montréal) et Valentin Rouyé (Hoogan et Beaufort, Montréal)

 

Pour la liste complète des Lauréats : https://lauriers.ca/finalistes_2019/

 

La soirée

Dès mon arrivée à l’Arsenal, l’énergie des lieux se fait ressentir. Centre d’art contemporain dans le quartier Griffintown, cette salle d’événements suscite créativité et innovation à travers les œuvres présentes dans la salle, qualités que l’on peut très bien attribuer à la cuisine québécoise. Le ton festif est également donné dès les premiers moments du tapis rouge, où cocktails et bouchés sont distribués aux invités. 

 

 

Moment marquant pour moi lorsque Christian Bégin a répondu à mes questions avant de se lancer à l’animation de la soirée, où il a su faire briller la gastronomie québécoise avec ses mots. En lui demandant comment on arrive à se démarquer dans l’industrie de la restauration au Québec, Bégin a répondu que «  non seulement Montréal, mais le Québec tout entier a une signature qui est unique au monde. Ce qui nous distingue c’est notre créativité et le fait que nous ne cédons pas sous le poids de la tradition, ce qui nous rend libres. Notre rapport au territoire, au terroir, notre accueil, fait en sorte que ce qui se passe ici ne se passe nulle part ailleurs. À la vitesse à laquelle la gastronomie québécoise s’est développée dans les 20 dernières années, on n’a pu voir ça dans aucune autre ville du monde et c’est ce qui nous rend uniques. »

 

 

Le gala a ensuite débuté de très belles façons, remettant les Lauriers à ceux qui le méritaient le plus selon le jury composé de professionnels de l’industrie. Plus la soirée avançait et plus le volume dans la salle augmentait avec les cris d’encouragements des collègues des Lauréats et les applaudissements intenses du public. Je n’ai pas pu m’empêcher de comparer ça à l’énergie d’une cuisine en plein samedi soir, où le début de soirée se veut presque silencieux vu la concentration de l’équipe et où les cris se font fréquents plus les commandes s’accumulent autour de 20 h. C’est un métier de fou la restauration, mais les fous accomplissent de grandes choses. 

 

La soirée s’est terminée avec un festin, préparé par Antonin Mousseau-Rivard et son équipe, gagnant de chef de l’année au gala des Lauriers de 2018, à la thématique « staff meal ». Grands plats de toutes sortes à partager, la fin de soirée se voulait comme une fin de quart de travail dans un restaurant, où on se félicite du travail accompli, partageant une bonne bouffe dans un sentiment d’unicité. 

 

Megan Palmer

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